Chronique de lecture – Nous parlons depuis les ténèbres – Anthologies de nouvelles d’horreur, de gothique et de fantastique sombre – Estelle Faye

Nous parlons aujourd’hui d’un recueil que j’ai adoré : Nous parlons depuis les ténèbres – Anthologie de nouvelles d’horreur, de gothique et de fantastique sombre, dirigée par Estelle Faye.

Déjà, sur le principe, j’ai trouvé l’idée vraiment top. Une anthologie qui rassemble des autrices dans un genre qui reste finalement assez peu représenté et souvent mal compris : l’horreur. Tout pour me plaire.

Je ne connaissais que Morgane Caussarieux, que j’adore, et j’étais vraiment contente de découvrir d’autres autrices à travers ce recueil.

Évidemment, toutes les nouvelles ne m’ont pas marquée de manière égale. Mais franchement, il y en a beaucoup que j’ai vraiment, vraiment aimées. Ce que j’apprécie souvent dans l’horreur, c’est sa capacité à remuer des choses profondes. Des émotions, des peurs ou des malaises qu’on ne va pas forcément explorer dans la vie de tous les jours.

Une nouvelle en particulier m’a vraiment bousculée. Elle a fait remonter un sentiment d’injustice et un profond malaise. C’est comme pouvoir explorer cette colère dans un espace sécurisé, l’observer de plus près et essayer de comprendre ce qu’elle raconte. Bon, je vais peut-être un peu loin dans ma psychanalyse de comptoir.

Une autre nouvelle, assez terrifiante, explore la mort et l’amour sous un angle particulièrement cruel et égoïste. Dit comme ça, ça ne raconte pas grand-chose, mais elle m’a laissée avec un vrai sentiment d’inconfort pendant un moment après ma lecture.

Ce que j’ai aimé aussi, c’est la diversité des approches. On trouve des textes très sombres et dérangeants, mais aussi des nouvelles d’horreur plus « popcorn », qui se lisent avec beaucoup de plaisir et qui apportent un équilibre à l’ensemble.

Au final, c’est une anthologie que je recommande volontiers si vous aimez l’horreur sous différentes formes, notamment quand elle cherche davantage à provoquer un malaise ou une émotion qu’à simplement faire peur.

Je vous laisse donc sur ces mots. J’ai passé un excellent moment avec ce recueil, dans une démarche qui met en avant des voix féminines du genre horrifique. Et puis il faut aussi parler de l’objet-livre : cette édition des éditions Goater est magnifique. C’est le genre de livre que j’aime exposer dans ma bibliothèque, reprendre en main, feuilleter à nouveau. Pas seulement parce qu’il est beau, mais aussi parce que plusieurs de ses textes continuent de me trotter dans la tête longtemps après ma lecture.