Nous parlons depuis les ténèbres : une anthologie d’horreur qui m’a fait découvrir des autrices incroyables

Ma note : ⭐⭐⭐⭐

Faut-il lire Nous parlons depuis les ténèbres ?

Si vous aimez l’horreur qui cherche autant à provoquer un malaise qu’à faire réfléchir, alors oui, je pense que cette anthologie mérite vraiment votre attention.

Dirigé par Estelle Faye, Nous parlons depuis les ténèbres rassemble des nouvelles d’horreur, de gothique et de fantastique sombre écrites exclusivement par des autrices. Toutes ne m’ont pas marquée de la même façon, mais plusieurs continuent encore aujourd’hui de me trotter dans la tête.

Et pour moi, c’est probablement le plus beau compliment que l’on puisse faire à un recueil de nouvelles.

Pourquoi j’ai eu envie de lire ce recueil

Avant tout parce que j’adore l’horreur.

Mais aussi parce que j’ai immédiatement accroché au concept.

Une anthologie qui met en avant des autrices dans un genre encore largement dominé par les hommes, je trouvais l’idée vraiment géniale. J’avais envie de découvrir de nouvelles voix, de nouvelles façons de raconter l’horreur.

À l’époque, je ne connaissais que Morgane Caussarieux, dont j’adore les romans. J’étais donc très curieuse de découvrir les autres autrices réunies dans ce recueil.

Et franchement, je n’ai pas été déçue.

De quoi parle Nous parlons depuis les ténèbres ?

Comme toute anthologie, le recueil rassemble plusieurs nouvelles indépendantes les unes des autres.

On y croise des histoires d’horreur, de fantastique sombre et de gothique, chacune avec sa propre sensibilité. Certaines cherchent à faire peur, d’autres installent un malaise diffus, tandis que plusieurs utilisent le fantastique pour explorer des émotions très humaines.

C’est justement cette diversité qui fait la richesse du livre.

Une anthologie qui m’a fait ressentir beaucoup de choses

Évidemment, toutes les nouvelles ne m’ont pas touchée avec la même intensité.

Certaines m’ont simplement fait passer un très bon moment.

D’autres, en revanche, m’ont vraiment bousculée.

Quand je lis de l’horreur, ce n’est pas forcément la peur que je recherche. Ce qui me fascine, c’est la manière dont ce genre est capable de faire remonter des émotions qu’on ne prend pas toujours le temps d’explorer dans notre quotidien.

Une nouvelle en particulier m’a laissé un profond sentiment d’injustice.

Je me suis surprise à ressentir une vraie colère pendant ma lecture. Une colère presque inconfortable, mais que je trouvais finalement intéressante à observer.

J’avais l’impression que cette histoire me permettait d’explorer cette émotion dans un espace sécurisé.

Bon… je vais peut-être un peu loin dans ma psychanalyse de comptoir.

Mais c’est exactement ce que j’aime dans certaines œuvres horrifiques.

Des histoires qui continuent de me hanter après la lecture

Une autre nouvelle m’a particulièrement marquée.

Elle aborde la mort et l’amour sous un angle que j’ai trouvé particulièrement cruel… et profondément égoïste.

Je ne peux évidemment pas en dire davantage sans gâcher la découverte.

Mais je me souviens très bien avoir refermé cette histoire avec un vrai sentiment d’inconfort.

Et ce malaise m’a accompagnée bien après avoir tourné la dernière page.

C’est le genre de texte auquel on repense plusieurs jours plus tard.

Une belle diversité dans les styles

Ce que j’ai beaucoup apprécié également, c’est l’équilibre du recueil.

Toutes les nouvelles ne cherchent pas à provoquer le même type d’émotion.

Certaines sont extrêmement sombres et dérangeantes.

D’autres relèvent davantage de ce que j’appelle une horreur « popcorn » : des histoires très efficaces, très plaisantes à lire, qui procurent le plaisir d’un bon film d’horreur sans forcément vous laisser un traumatisme émotionnel derrière.

J’ai trouvé que cette alternance fonctionnait très bien.

Elle évite toute sensation de répétition et donne envie d’enchaîner les nouvelles.

Un très bel objet-livre

Impossible de terminer cette chronique sans parler de cette édition des éditions Goater.

Elle est magnifique.

C’est exactement le genre de livre que j’aime exposer dans ma bibliothèque.

Celui qu’on reprend régulièrement en main, qu’on feuillette à nouveau plusieurs mois après l’avoir terminé.

Pas seulement parce qu’il est beau.

Mais aussi parce qu’il contient plusieurs textes qu’on n’oublie pas facilement.

Ce que j’ai aimé

  • Une excellente porte d’entrée pour découvrir plusieurs autrices de l’horreur.
  • Des nouvelles très variées.
  • Plusieurs histoires qui m’ont profondément marquée.
  • Un équilibre réussi entre horreur psychologique, gothique et fantastique.
  • Une superbe édition des éditions Goater.

Ce que j’ai un peu moins aimé

Comme dans pratiquement toutes les anthologies, toutes les nouvelles ne m’ont pas touchée avec la même intensité.

Certaines resteront longtemps dans ma mémoire.

D’autres m’ont davantage divertie qu’émue.

Mais c’est finalement aussi ce qui fait le charme de ce type de recueil : chacun y trouvera probablement ses propres coups de cœur.

En résumé

J’ai passé un excellent moment avec Nous parlons depuis les ténèbres.

Au-delà du plaisir de découvrir de nouvelles autrices, j’ai surtout aimé la diversité des approches proposées. Certaines nouvelles cherchent à faire peur, d’autres installent un profond malaise, et plusieurs utilisent l’horreur pour explorer des émotions très humaines.

Plusieurs histoires continuent encore aujourd’hui de me revenir en mémoire.

Et pour moi, c’est le signe d’une anthologie réussie.

À qui je recommande Nous parlons depuis les ténèbres ?

Je recommande ce recueil :

  • aux amateurs d’horreur sous toutes ses formes ;
  • aux lecteurs qui aiment les anthologies de nouvelles ;
  • à celles et ceux qui apprécient une horreur plus psychologique que spectaculaire ;
  • aux personnes qui souhaitent découvrir plusieurs autrices du fantastique et du gothique contemporain ;
  • à tous ceux qui aiment les histoires qui continuent de les hanter longtemps après leur lecture.

FAQ

Faut-il aimer les nouvelles pour apprécier Nous parlons depuis les ténèbres ?

Oui. Chaque histoire est indépendante et possède son propre univers. Si vous aimez les recueils de nouvelles, cette anthologie devrait vous séduire.

Est-ce un livre qui fait vraiment peur ?

Pas forcément. Certaines nouvelles cherchent avant tout à provoquer un malaise ou à explorer des émotions complexes plutôt qu’à faire peur au sens classique du terme.

Peut-on découvrir de nouvelles autrices grâce à ce recueil ?

Absolument. C’est d’ailleurs l’une des grandes forces de cette anthologie. À part Morgane Caussarieux, je ne connaissais aucune des autrices présentes, et cette lecture m’a donné envie d’en découvrir plusieurs davantage.